Auditoire de Joinville ( Haute Marne ) , tribunal , historial et reconstitutions


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dans les années 1200-1350

Huit siècles d'histoire

Joinville dans les années 1200-1350

Contre-sceau du second type de Jean (1245)

L'essor urbain

..........Au Moyen Age la ville médiévale est souvent stylisée sur les sceaux, comme c'est le cas sur un contre-sceau de Jean (1245). Seuls figurent les principaux édifices, mais les choix sont significatifs. D'abord l'orbe des remparts crénelés qui est conforme à la conception médiévale d'un monde clos, craintivement refermé sur lui-même. La ville est bien conçue comme le seul espace maîtrisé au cœur d'un "dehors" inquiétant par ses dangers et maléfices.

..........Joinville est surmontée des symboles majeurs de protection spirituelle et temporelle : Notre-Dame percée de verrières, et le château. Couronne féodale de l'ensemble urbain, cette forteresse est très stylisée, mais sa tour est reconnaissable, ainsi que la collégiale Saint Laurent. Il s'agit là d'une image sublimée de la ville. Il s'agit aussi d'une image archaïsante aussi puisqu'elle minimise les fonctions économiques, qui ont alors peu d'emprise au sol : fours, pressoirs, moulins à grains et à foulons, et boucherie... Les faubourgs, qui doivent avoir commencé commencé à bourgeonner (ils sont attestés à Chaumont ou Saint-Dizier) ne sont pas non plus dignes d'être représentés, pas même le prieuré Saint-Jacques, sur la route de Chaumont.

La Charte de 1258

..........Ce qui commence à se modifier au XIIIe s. ce sont les rapports que les habitants entretiennent avec leur seigneur. Dans la haute vallée de la Marne le mouvement d'affranchissement ne progresse que très lentement, à la suite de l'exemple donné par les comtes de Champagne : la première charte étant concédée à Chaumont (1190). En 1258, la charte de Joinville est calquée sur celle que l'archevêque de Reims Guillaume-aux-Blanches-Mains a donnée à Beaumont-en-Argonne (1182), et qui sert de modèle en Champagne comme en Lorraine.

..........La charte de Joinville octroyée par Jean en 1258 mentionne le "prévôt de la ville, et les sergents qui sont en l'hôtel de Joinville". Le premier prévôt de Joinville apparaît dans les textes en 1213, après son seigneur c'est le second personnage de la ville. C'est un agent de l'administration foncière qui dirige les forestiers, il administre aussi la seigneurie, et lève les taxes. Il choisit au nom de son seigneur le maire de la ville parmi les échevins élus.


Vierge à l' Enfant XIII e s. ( Eglise Notre Dame )

Jean sur une miniature de ses Mémoires

Fief et banalités

..........A côté de la notion, économique, domaniale, de la seigneurie, existe le fief, de nature politique, fondé sur le commandement des hommes (le ban"). Comme haut justicier", le seigneur fait dire le droit et perçoit le revenu des amendes. Du droit de ban découle aussi le service armé dans l'ost. De ce droit de ban découlent aussi certaines prérogatives purement économiques.

..........Ces banalités résident tout d'abord dans le monopole de construire et de percevoir des droits d'usage sur les équipements collectifs. D'ailleurs personne d'autre n'aurait les moyens financiers de les construire. Il s'agit du pressoir, des fours et des machines hydrauliques, ces premières usines de l'économie occidentales : le moulin à foulons, moulins à farine comme le "moulin de la Fontaine" sur le bief .


Apparition des patronymes

..........Au début du Moyen Age, il n'y a pas d'autre "nom" que le nom de baptême. Vers 1200 les (pré) noms simples diminuent car l'usage du surnom devient général. En 1273 le chapelain Nicolas des Jardins est sans doute le fils de Jean des Jardins (1258) c'est le premier exemple de transmission héréditaire, qui devient de plus en plus fréquente, mais ni obligatoire, ni définitive.


Nostalgies....

..........On se souvient par la suite de cette longue période de paix, d'équilibre alimentaire, d'intense activité économique, des grands chantiers d'églises. Souvenir aussi du bon roi saint Louis, dont Jean de Joinville fut le chantre, pour mieux morigéner son descendant : "qu'il y prenne garde, le roi (Philippe le Bel) qui est à présent...qu'il s'amende donc de ses méfaits". Il s'agit surtout de rejeter l'impôt que le petit-fils de saint Louis, ne sachant plus "vivre du sien" (de son domaine propre), lève de manière répétée à partir des années 1290. Louer l'attitude de son ancêtre revient à stigmatiser la fiscalité établie



Armes de Joinville (armorial Lebreton)

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