Auditoire de Joinville ( Haute Marne ) , tribunal , historial et reconstitutions


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dans les années 1100

Huit siècles d'histoire

Joinville dans les années 1100

Notre-Dame

..........La première église paroissiale de la ville apparaît dans les textes après 1131. Puis, en 1157 est signalé le doyenné de Joinville. Vers 1147-1151 une charte mentionne un curé de Joinville. En 1181 est nommé le curé : "Pierre, chapelain de Joinville".

..........La nef de l'église, ses bas-côtés, sa façade avec sa rosace et son portail, maintenant cachés par le clocher-porche du XIXe, ne peuvent pas remonter aux deux premiers documents, mais peuvent être contemporains du texte de 1181 ou dater du début du siècle suivant.

..........La nef présente une disposition champenoise : grandes arcades de tracé aigu, triforium et fenêtres hautes, (élargies au XVIe s) . Dans la tourelle de l'escalier, une épée est incisée sous un linteau : fantaisie de sculpteur ou remploi ?

Nef de Notre-Dame (le choeur est XIXe)

Dans la tourelle d'escalier

Rosace de la façade

Culs de lampe de la nef

Maillets et arbre à cames à Muzillac (56)

Le bourg

..........C'est alors que commence à se développer une bourgade. Au XIIe s. est mentionné le "marché de Joinville". Il se déroule déjà le mardi, on prélève le "minage", taxe seigneuriale sur l'exposition des grains. Le "péage" est perçu sur le transport des marchandises, et le "tonlieu" sur les foires et marchés.

..........La draperie est attestée par la présence de "moulins à foulons". Les draps alimentent, plus que tout autre produit fabriqué, le commerce médiéval. Pour dégraisser les étoffes de laine, on peut les fouler dans des récipients contenant de l'eau et de l'argile.

..........Mais, pour augmenter la productivité, les seigneurs construisent des moulins mus par l'énergie hydraulique, déjà utilisée dans les moulins à grain. Ces moulins transforment le mouvement circulaire de leurs roues en mouvement linéaire alternatif pour actionner des maillets, afin qu'ils battent le drap en tous sens. En effet, sur l'arbre moteur du moulin une couronne de cames (ou dents) soulèvent l'une après l'autre de lourds maillets. L'arbre à cames marque la première manifestation du machinisme médiéval.

..........Là comme ailleurs, le développement urbain, par le développement du nombre des artisans et des commerçants à côté des paysans, est une conséquence du processus de féodalisation. Joinville acquiert peu à peu des caractéristiques urbaines grâce à la proximité de la familia du seigneur : ses parents, ses vassaux, ses serviteurs, son personnel de service (sergents, intendants...), et bientôt ses chanoines. La ville fournit au seigneur un marché susceptible de valoriser et d'écouler ses excédents de production, et un potentiel fiscal supplémentaire. Elle représente aussi un potentiel militaire : le service militaire ou service d'ost, et le service de guet au château en cas de danger.

..........En 1188 les premiers noms de notables apparaissent : Maître Jean, médecin, et des bienfaiteurs du chapitre Saint-Laurent : "Hernaud, bourgeois", et "Bruttin, et son fils Gilon", "Etienne, fils de Romier de Joinville", François Vinier...

L'église Saint-Laurent du château

..........Dans la basse cour de son château, Geoffroy III, arrière-petit-fils d'Etienne, fait édifier une église (vers 1147-1151), qu'il dédie à saint Laurent. Cette église, relevant de l'évêque de Châlons est collégiale, et probablement déjà paroissiale. Les chapitres collégiaux sont alors souvent fondés dans les forteresses seigneuriales, les chanoines desservant alors la paroisse du château. Ces clercs, astreints à la règle de saint Augustin, quasi monastique, vivent en communautés qui s'appellent des chapitres ("cathédraux" dans l'église de l'évêque, ou "collégiaux" dans les autres lieux).

Saint-Laurent sur une gravure du XIXe s.

..........Certaines collégiales constituent une paroisse lorsque le doyen fait office de curé pour le territoire environnant : c'est le cas à Joinville pour le périmètre du château. Les offices de ses chanoines sont fondés sur des revenus constitués par dévotion par la famille de Joinville. Des donations proviennent de la famille seigneuriale, puis d'autres ecclésiastiques, puis des bourgeois (à partir des années 1200).


Fragment d'un chapiteau, miieu XIIIe s. (fouilles S. Sindonino, 1999)

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